éditoriaux

Edito - 17/07/12

Tel était le titre de la rencontre « Culture » de l’Assemblée des Départements de France, lundi 16 juillet dernier à Avignon, organisé en lien avec Arts vivants et départements et Culture et Départements. En s’appuyant sur la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948 et la Déclaration universelle de l’Unesco de 2001, qui reconnaît la diversité culturelle comme le « principal patrimoine de l’humanité » et sa sauvegarde comme un impératif éthique inséparable du respect de la dignité humaine, l’Observatoire de la diversité et des droits culturels a souligné dés 2007 dans la Déclaration dite de Fribourg, l’importance de l’affirmation des droits culturels pour une société.

C’est d’ailleurs en ces termes que le Président de l’ADF Claudy Lebreton a ouvert cette matinée de travail rappelant qu’au-delà des crises économiques que nous

connaissons, notre société traversait surtout une crise du sens marquée par une confiante absente envers notre futur. Sans reprendre l’ensemble des contenus de la Déclaration de Fribourg, Patrice Meyer Bisch, par image interposée, a rappelé que l’accès aux autres droits (sociaux, économiques, d’expression, …) ne peut être assuré qu’à condition que les droits culturels soient reconnus. Car ils garantissent non notre identité mais notre liberté à s’identifier comme on ne peut garantir la santé mais le droit à l’accès à la santé. Reprenant Amartya Sen, il a su rappeler que les droits humains culturels sont conducteurs de capacité (capabilité) et ne peuvent donc s’assurer sans éducation, formation et information.

 

Raoul L’Herminier (Vice-Président délégué à la l’enseignement, la formation et la politique de la ville du Conseil de l’Ardèche) a ouvert le débat en rappelant que les Conseils généraux étaient par excellence des collectivités "humaines" ne serait ce que parce qu’elles accompagnent, dans leurs actions politiques, "les personnes dés avant leur naissance et jusqu’à leur mort". Et c’est cette notion de transversalité sur laquelle il a souhaité insister, soulignant comment à l’origine il avait du convaincre les services sociaux de son département que les "droits culturels n’étaient pas un dispositif de plus mais une autre manière d’aborder la question des dispositifs".

Face aux difficultés sociales traduites par l’expression « réclusion sans barreau », le Président du Conseil général du Nord, Patrick Kanner, a souligné ensuite comment passer du droit à la culture aux droits culturels pouvait se résumer à passer d'une liberté formelle à une liberté réelle; leur traduction au local s’avérant ainsi être la base même d’une lutte contre les exclusions. Une posture également défendue par Isabelle Dexpert, Vice Présidente du Conseil général de la Gironde qui intervenait à sa suite. Compte tenu des fortes mutations sociales, économiques et territoriales que la Gironde connaît, de nombreuses actions, s’inspirant des valeurs de la Déclaration de Fribourg ont été engagées par le Département : Parcours de Découvertes Culturelles avec les Maisons de la Solidarité et de l’Insertion et les Maisons d’Enfance à Caractère Social, jumelages et appels à projets en direction des personnes en situation de handicap, prise en compte des nouveaux usages numériques avec les projets européens E-Coop et Sapiens et enfin, consolidation et sécurisation des parcours des artistes en situation de précarité. Elle a également rappelé comment les acteurs culturels sont parfois démunis, pour ne pas dire cyniques, quand il s’agit de parler de publics ou faire émerger leurs attentes.

Quant à la conclusion, elle est revenue à Eric Gautier, Président du Conseil général des Deux Sèvres qui, citant Edgar Morin, a rappelé que la culture devait à la fois se définir dans tout ce qui n’est pas nature mais que séparée "des cultures", elle ne pouvait exister. Le respect des droits humains, l’accès à des ressources culturelles plus larges que les seuls champs de l’art sont donc essentiels afin que la personne considérée vise son émancipation comme partie prenante de son propre développement  et du développement du « commun ». Face aux questions (à l’essouflement ?) de nos politiques publiques de la culture, voilà qui peut donc « redonner du souffle », à condition seulement que nous soyons en capacité de « déplacer les bornes ».

Flash

PROFIL CHARGÉ(E) DE MISSION ORGANISATION DES ASSISES 2019

La FNADAC recherche un(e) chargé(e) de mission auto entrepreneur en capacité d’accompagner le montage de ses rencontres professionnelles en termes administratif et communicationnel.

Un contrat pour les missions suivantes serait proposé :

Contrat forfaitaire de janvier à novembre 2019 : préparation des Assises nationales des DAC – Rennes, 10 et 11 octobre 2019.

Assurer le suivi du montage des 5ème Assises Nationales des DAC organisées par la FNADAC en lien avec la Présidente de la FNADAC et en partenariat avec le groupe technique en charge de l’aspect logistique et technique basé en Bretagne, avec le groupe de pilotage composé de membres du CA de la FNADAC (Paris) et l’Observatoire des Politiques Culturelles (Grenoble).

Lieu des assises : Rennes, octobre 2019. Les dernières Assises nationales de DAC ont réuni plus de 500 participants en 2017.

Détails des missions :

* Le ou la chargée de mission aura en charge la gestion administrative et en partie technique des rencontres :

- interface administrative avec les intervenants (réservation des billets de transports, hôtels, taxis…).

- recherche de prestataires / éventuellement demande de devis, suivi prestataires (lieux, traiteurs, prestataires techniques / logistiques) en lien direct avec le groupe technique.

- prévoir et organiser la présence des différents intervenants en lien avec nos partenaires

- gestion opérationnelle des partenariats

- présence terrain lors de la manifestation (accueil, émargement, signalétique…), participation au suivi et mise en place des dispositifs logistiques

- coordonner le recueil de la « matière » utile au déroulé des assises (supports numériques et papiers…), veille documentaire autour des politiques publiques, relevé de bonnes pratiques, recueil des éléments des associations adhérentes.

- constitution d’un serveur accessible aux membres du comité de pilotage dès 2019 et archivage systématique des documents et du travail produits pour constitution d’une base de savoirs faire et d’archives en vue des prochaines éditions.

- A l’issue des Assises, rédaction du bilan, analyse de la fréquentation et coordination de la réalisation d’actes papiers ou numériques.

  • Le ou la chargée de mission participera également à la construction du contenu et des modalités interactives de fonctionnement des Assises. Sur ce dernier point en particulier, il pourra avoir une fonction d’éclaireur et de veille afin de renseigner le comité de pilotage sur des modalités d’animations innovantes.
  • Le ou la chargé(e) de mission aura en charge la partie communication de l’événement :

- relations publiques

- coordination des invitations et réservations

- conception, rédaction et diffusion du dossier de presse et des communiqués de presse en lien direct avec le comité de pilotage. Couverture médiatique de l’événement.

- coordination de tous les supports de communication - travail au développement des outils numériques : alimentation, mise à jour du site internet et mise en place et suivi d’une stratégie sur les réseaux sociaux, diffusion de l’information.

  • Le ou la chargée de de mission pourra aussi se voir attribuer des taches relevant de la vie courante de la fédération : préparation de CA, comptes rendus, organisation de rendez-vous.

Sur ce dernier point, dans le cadre de la professionnalisation de la fédération, le chargé de mission pourra se voir proposer une prolongation de son contrat au-delà de la date des assises afin d’aider la fédération dans sa structuration (missions de secrétariat, communication, recherche de partenariat, animation de la vie de la fédération, organisation de rencontres, etc).

La mise en œuvre des missions sera réalisée en lien direct avec le Président de la FNADAC et le comité de pilotage des rencontres professionnelles de l’association.

Compétences attendues :

- Aisance rédactionnelle

- maîtrise de l’outil informatique

- bonne connaissance des réseaux sociaux et du web

- assistance au montage et à la gestion de projet

- élaboration de dossiers de demandes de sponsoring et subventions

Savoir-faire :

  • Grande autonomie dans le travail
  • Anticipation
  • Capacité à alerter et rendre compte
  • Capacité à mener un projet dans un délai contraint
  • Initiative, réactivité et sens des priorités

Savoir être :

- fortes compétences relationnelles

- Capacité à fédérer et à gérer la multiplicité de partenaires et les différents niveaux d’information des partenaires et groupes de travail.

- diplomatie

Présence physique : 

Participation au comité de pilotage des assises, quelques CA de la FNADAC (Paris), présence lors des événements (frais de déplacement prise en charge en sus)

Condition de rémunération : auto entrepreneur sur forfait global payable au mois

11 mois de contrat forfaitaire payables sur factures réglementaires.

Critère de choix du candidat par la FNADAC : compétences/expérience/ montant forfaitaire proposé sur devis

DATE LIMITE DES CANDIDATURES : 10 DECEMBRE 2018

Les candidatures sont à envoyer par mail aux deux adresses mails suivantes : deborah.copel@gmail.com

et carole.ziem@gmail.com avant le 11 décembre. Des entretiens auront lieu à Paris le 13 décembre (la date sera confirmée directement aux candidats retenus).

Vous êtes ici : Accueil éditoriaux Edito - 17/07/12