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Editoriaux : La renaissance du Conseil des collectivités pour le développement culturel  Posté par F.Deschamps le 14/7/2008 18:20:45 (124 lectures)
Cette instance de concertation entre l'Etat et les collectivités territoriales avait été installée le 4 novembre 1999 par Catherine Trautmann, avec l'ambition suivante : "redéfinir les priorités de l'action des pouvoirs publics en faveur de la culture, examiner les responsabilités respectives de l'Etat et des collectivités territoriales, renouveler le partenariat au profit de la création artistique et du développement culturel, inventer un nouveau paysage contractuel et aborder le sujet d'une nouvelle répartition des compétences". Le 18 février 2002, Catherine Tasca signait un arrêté (paru au JO du 20 avril) qui créait officiellement ledit Conseil et en précisait la composition. Placé auprès de la Ministre, ce Conseil était chargé d'émettre des avis et des propositions sur toute question relevant du développement culturel mis en œuvre au plan territorial, dans le cadre de partenariats entre le ministère chargé de la Culture et les collectivités territoriales.
Editoriaux : Des politiques culturelles et économiques qui se rejoignent  Posté par F.Deschamps le 7/7/2008 1:47:26 (102 lectures)
 | Les 2èmes rencontres territoriales de la culture (organisées par le CNFPT et l’INET), qui se sont déroulées les 27 et 28 juin à Toulouse, se penchaient sur les relations entre économie et culture. |
M’appuyant sur le cas de CITIA, la cité de l'image en mouvement (cinéma d’animation), je suis intervenu, lors de la conférence de clôture, pour tenter de répondre à la question suivante : les nouvelles industries de l’image sont-elles un levier économique pour le territoire ?L’économie culturelle, c’était encore un gros mot il n’y a pas si longtemps… Pour autant, dans le domaine du cinéma, un certain nombre de collectivités ont maintenant développé des politiques prenant en compte le marché du cinéma et de l’audiovisuel.
Editoriaux : Du rêvé au réel, un dispositif réinterrogé  Posté par F.Deschamps le 7/7/2008 1:26:07 (72 lectures)
Je vous avais déjà parlé, dans un édito de mars 2007, du Fonds pour l’innovation artistique et culturelle ( FIACRE) créé en décembre 2005 par la Région Rhône-Alpes, un peu à l’image des anciens FIC. Si l’ambition initiale était alors pour certains de permettre l’émergence de projets d’envergure, mobilisant des acteurs de référence dans leur domaine artistique et dépassant le cadre d’un territoire restreint, l’observation des projets aidés est plus mitigée. Elle révèle plutôt une multitude de micro-projets, pas forcément innovants, concernant souvent les mêmes territoires, avec un moindre renouvellement des équipes (de petites équipes).
Editoriaux : L’accès à la culture pour les personnes en situation de handicap  Posté par F.Deschamps le 20/6/2008 23:43:45 (108 lectures)
J’avais déjà eu l’occasion d’aborder la problématique « Culture et handicap » dans un éditorial en novembre 2006. La semaine dernière à Belfort, l' ACCOLAD (Agence régionale de coopération de Franche-Comté, lecture, audiovisuel et documentation) et la Médiathèque départementale du Territoire de Belfort organisaient un colloque portant sur le thème « Culture, bibliothèques et handicap ». Voici quelques idées fortes que j’ai retiré de ce colloque. Il y a aujourd’hui un consensus qui semble général sur la nécessité de favoriser l’accès à toutes les activités (sportives, culturelles…) pour tous les individus, y compris ceux qui souffrent d’un handicap, c’est-à-dire, selon la loi du 11 février 2005, d’une « limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement ».
Editoriaux : L’évaluation d’une politique d’éducation artistique et culturelle  Posté par F.Deschamps le 20/6/2008 22:13:56 (83 lectures)
L'étude qu’a réalisé Marie-Christine Bordeaux pour l' O.P.C., portant sur l’action de l’ ADMS de Savoie en faveur de l’éducation artistique et culturelle (EAC) me parait intéressante, c’est pourquoi je me permets d’en emprunter ci-après les passages principaux. Cette étude cherche à comprendre les dimensions explicites et implicites d’actions partenariales. Il y a en effet des interactions entre les acteurs concernés (enseignants-artistes-élèves), qui passe par la (clarification des rôles, par des compétences différenciées et des processus d’influence réciproque. Sans nier les tensions qui existent, non seulement entre les milieux, mais aussi internes à chaque milieu. Qu’il s’agisse du secteur culturel (les tenants du culturel et ceux du socio-culturel) ; du secteur éducatif (les tenants de la connaissance et ceux de la pédagogie de projet) ; ou encore des collectivités (cloisonnement entre services).
Editoriaux : Le rôle d’une éducation artistique et culturelle  Posté par F.Deschamps le 1/6/2008 22:23:28 (184 lectures)
Je vous parlerai de gouvernance, de mécanismes ou d’intendance une prochaine fois, car il en faut, bien sûr, pour assurer la réussite d’une politique territoriale d’éducation artistique et culturelle. Mais du colloque qui s’est tenu sur ce thème en Savoie le 29 mai, sans doute faut-il retenir d’abord quelques paroles fortes de Jacques Rigaud et de . Robin RenucciJacques Rigaud, qui dirigea le Cabinet du ministre de la culture Jacques Duhamel, n’a pas été très tendre en donnant son sentiment sur l’administration de l’Etat aujourd’hui. « Alors qu’à l’époque mes professeurs à l’ENA m’apprirent le service public comme un sacerdoce, je constate que non seulement l’administration n’a rien perdu de sa capacité d’empêchement, mais en plus elle a beaucoup perdu de son inspiration et de son audace ! ».
Editoriaux : Crises et renaissances de l’Education populaire  Posté par F.Deschamps le 29/5/2008 1:10:28 (149 lectures)
L’histoire des mouvements d’éducation populaire est parsemée de crises (crises institutionnelles, identitaires, de générations), notamment de la fin des années 60 aux débuts des années 90. Elles sont à relier à une évolution rapide et fondamentale de leur mode de relation avec l’Etat (1). Alors que l’éducation populaire tirait ses forces de l’initiative privée que l’Etat se contentait d’encourager, au pire d’ignorer, elle a été rattrapée d’abord par le développement de « l’éducation permanente » (loi de 71), qui était une initiative publique. Puis par l’animation « socio-culturelle » qui peut être considérée, toujours selon Geneviève Poujol, comme l’institutionnalisation par l’équipement et la professionnalisation du champ de l’éducation populaire. Les difficultés du mouvement associatif renvoient bien sûr à la crise du lien entre les citoyens et les fonctions collectives (repli sur soi, voire communautarisme, défiance vis-à-vis des systèmes de représentation, société de consommation effrénée, relégation de certains quartiers hors de la cité), à la fin de l’aide apportée depuis la fin de la Guerre par l’Etat aux grands mouvements nationaux, et au rôle grandissant des collectivités territoriales, qui n’ont pas toutes le même rapport aux associations.
Editoriaux : Réguler les formations à l’administration de la culture ?  Posté par F.Deschamps le 24/5/2008 15:18:37 (160 lectures)
J’intervenais le 13 mai 2008 dans un colloque national organisé par le Ministère de la culture sur les formations à la gestion et à l’administration culturelles, suite à une étude réalisée par l’ OPC sur la question ( synthèse téléchargeable ici). Ces formations, relèvent les auteurs de cette étude, se sont multipliées en France depuis les années 80 avec le développement du secteur culturel, la professionnalisation de l’emploi dans ce secteur, mais aussi l’attrait pour la culture en général. Ce sont près de 300 formations, majoritairement de « niveau I » sous forme de masters professionnels (168), qui ont pu être répertoriées et caractérisées (ancienneté, nombre d’étudiants, domaine d’application et, le cas échéant, champ disciplinaire, types d’enseignement). Ces formations sont essentiellement universitaires, même si des écoles de commerce ont pris position plus récemment sur ce marché.
Editoriaux : Quelles compétences attendre des gestionnaires culturels ?  Posté par F.Deschamps le 24/5/2008 14:58:33 (174 lectures)
Depuis une trentaine d’années, un nouveau métier a émergé dans la sphère des collectivités territoriales qui sont aujourd’hui les principaux financeurs du service public local de la culture. Il s’agit du Directeur des affaires culturelles, qu’on a coutume maintenant d’appeler DAC. Les DAC sont de plus en plus nombreux en France, y compris dorénavant dans les petites villes et les intercommunalités. Après les premières Assises nationales organisées à Annecy au mois de novembre, les associations de DAC ont constitué un Comité de Liaison national (inter-collectivités), appelé CLIDAC ("Culture et Départements" en est l'un des membres fondateurs). Dans la fonction publique territoriale, le passage obligé, après les études supérieures en administration culturelle, c’est le concours (d’administrateur ou d’attaché territorial), non doté hélas d’une option « culture ». Ce que je regrette. Tout comme le fait qu’il n’ait pas été créé de corps d’emploi spécifique dans la filière culturelle… Avec le système actuel, des attachés non initiés aux questions artistiques et culturelles sont encore nommés aujourd’hui sur de tels postes, sans avoir toujours les capacités pour en assumer correctement les fonctions… Paradoxalement d’autres étudiants, diplômés en administration culturelle, ne peuvent occuper ces postes : les lauréats surqualifiés des concours, qui n’ont pas toujours d’objectifs précis, leur passent sous le nez… Mais il s’agit d’un autre débat !
Editoriaux : Aide aux projets locaux : entre saupoudrage et concentration des crédits  Posté par F.Deschamps le 14/5/2008 23:40:06 (188 lectures)
Lorsqu’on est cadre dans une collectivité, on cherche à construire des politiques fortes à l’échelle de son territoire, avec des critères d’aménagement du territoire, de professionnalité, de qualité, et avec le souci constant de faire passer l’intérêt général avant l’intérêt particulier. Cette politique se veut rationnelle et la plus juste possible : presque une question d’honneur pour le fonctionnaire territorial ! Mais les professionnels que nous sommes nous heurtons souvent à une réalité qui résiste à ces principes. C’est particulièrement le cas dans les conseils généraux, situés au milieu du fameux « millefeuille » administratif. Si la commune et les communautés de communes s’intéressent naturellement aux projets même très locaux, si l’Etat et la Région s’intéressent surtout aux grands projets et aux grands équipements dits structurants, le Département est tiraillé entre ces deux tendances.
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